La chute de la ville d’Uvira ce mercredi 10 décembre, après la cité de Bunagana depuis plusieurs années, puis la ville de Goma et de Bukavu il y a quelques mois, marque un tournant dramatique dans l’histoire récente de la République démocratique du Congo.
Il faut dire que chaque perte territoriale fragilise davantage la souveraineté nationale et impose désormais des mesures d’exception.
Il serait illusoire de croire que le salut de la RDC puisse se limiter à l’accord de Washington, déjà violé sur le terrain par le Rwanda. Les faits démontrent ses limites.
Face à une menace existentielle, il est nécessaire de mettre en place un véritable gouvernement de combat, résolument tourné vers l’efficacité et capable de répondre aux exigences sécuritaires et politiques majeures du moment.
À défaut, un réajustement technique s’impose : nommer un militaire au poste de Vice-Premier Ministre de la Défense et procéder à des réformes profondes au sein du commandement des forces armées.
Le temps ne joue plus en faveur du pays. L’histoire retiendra les décisions prises aujourd’hui, qu’elles soient audacieuses ou timorées. Le monde nous observe, guettant notre courage ou notre renoncement.
À ce moment critique, le Président Félix Tshisekedi doit se dresser en chef de guerre, restaurer l’autorité de l’État et rallier la nation autour de lui.
Germain Aboki
