Ticker

ACTUALITÉS :
Chargement des derniers titres...

Ad Code

ACTUALITÉS
Récupération des articles en cours...

RDC : des organisations de la société civile alertent sur les limites des processus de Washington et de Doha

Photo de famille, membres des organisations de la société civile 

«Retarder la tenue du dialogue national inclusif revient à consacrer la partition de fait de la RDC», préviennent les organisations de la société civile dans une déclaration rendue publique ce mercredi à Kinshasa. Elles exhortent le président Félix Tshisekedi à convoquer de toute urgence un dialogue national, dans l’esprit du Pacte social prôné par la CENCO-ECC.

Ce processus devrait déboucher sur des résolutions «contraignantes pour toutes les parties, ouvrir la voie à la réunification du pays, aux réformes structurelles consensuelles et à l’organisation des prochaines élections démocratiques», lit-on dans cette déclaration.

Sans détour

Les acteurs de la société civile appellent également les États-Unis, le Qatar, l’Union africaine et la communauté internationale à élargir le processus de Doha aux autres groupes armés du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et de l’Ituri, afin d’obtenir un cessez-le-feu global.

Ils demandent l’extension des mécanismes de suivi et de vérification à l’ensemble de l’est du pays, ainsi que l’usage de l’influence des partenaires internationaux pour garantir le respect du cessez-le-feu, l’accès humanitaire et la levée des restrictions imposées depuis le début de l’année sur la circulation des populations et des biens.

Dans leur déclaration, ces organisations insistent sur l’urgence d’un processus qui s’attaque aux causes profondes des conflits et qui associe les autres acteurs armés, l’opposition non militaire et la société civile, en plaçant au centre la voix des populations directement touchées.

Alors que le président américain Donald Trump s’apprête à présider l’entérinement d’un «accord de paix» et d’un «cadre d’intégration économique régionale» entre les présidents congolais Félix Tshisekedi et Paul Kagame, les organisations mettent en garde contre les limites des processus de Washington et de Doha.

Dialogue national «véritablement» inclusif

Selon elles, sans un dialogue national «véritablement» inclusif, ces initiatives ne pourront pas garantir une paix durable en République démocratique du Congo. Pour preuve, ces organisations rappellent que les cessez-le-feu et accords déjà conclus, notamment celui de Washington signé le 27 juin et l’accord-cadre de Doha du 16 novembre, n’ont toujours pas produit d’amélioration tangible sur le terrain.

La violence se poursuit dans plusieurs zones, notamment à Kamanyola, Mwenga et aux abords d’Uvira, faisant craindre une escalade et un embrasement régional, indiquent ces organisations.

Germain Aboki