Ce lundi 8 décembre 2025, dans la commune de Lingwala à Kinshasa, le Chef de l’État prendra la parole devant le Parlement réuni en Congrès. Une adresse qui ne se limitera pas à une formalité constitutionnelle mais qui portera le poids des attentes d’une nation.
Contrairement aux années précédentes, l'adresse de Félix Tshisekesi intervient dans un contexte inédit marqué par la signature à Washington d’un accord dit de «paix» et de «prospérité commune» entre la RDC et le Rwanda.
Ce moment, qui se veut significatif pour la nation et pour les partenaires extérieurs du pays, conférerait à l’intervention présidentielle une portée particulière, à la fois nationale et régionale.
Et donc, le président de la République pourrait mettre en avant l’accord de Washington comme une avancée exceptionnelle pour la stabilisation de l’Est de la RDC et pour la région des Grands Lacs.
Après plus de trois décennies de violences, ce texte serait présenté comme une étape décisive vers une paix durable. Dans cette perspective, Tshisekedi fils pourrait insister sur la nécessité de transformer cette opportunité en résultats concrets pour les populations, victimes directes de la guerre injustement imposée à la RDC.
Dans cette adresse fortement attendue, le Chef de l’État pourrait également témoigner de la proximité de l’État congolais avec les populations vivant dans les zones occupées et touchées par les atrocités dans l’Est.
Son message viserait sans doute à leur donner l’espoir d’un avenir meilleur en affirmant que l’État ne les aurait pas oubliées. La convocation urgente de tous les gouverneurs de province à Kinshasa pour suivre ce discours de près, ajouterait un caractère solennel et stratégique au message que veut passer Félix Tshisekedi.
Il souhaiterait que son message atteigne chaque coin de la République à travers ces représentants qui incarnent son autorité dans leurs entités, au moment où le pays traverse une phase critique sur le plan sécuritaire.
Comme d'habitude, aucun secteur de la vie nationale ne sera ignoré. Sur le plan économique, le Chef de l’État pourrait aborder la question de l’appréciation du franc congolais face au dollar américain.
Dans un pays où la dollarisation de l’économie reste une réalité, ce sujet touche directement le quotidien des Congolais. L’analyse de la situation monétaire et les perspectives de stabilisation seraient nécessairement reprises dans le discours du président de la République.
Le message présidentiel pourrait également refléter l’ouverture internationale de la RDC. La récente visite à Kinshasa de plusieurs dirigeants, dont l’émir du Qatar et le président d’Israël, démontrerait le repositionnement du pays sur l’échiquier mondial, ce qui pourrait être rappelé devant le Congrès.
Le Chef de l’État mettrait en avant ces partenariats comme des leviers pour attirer des investissements et renforcer la coopération bilatérale.
À l’échelle nationale, Félix Tshisekedi pourrait évoquer les embouteillages chroniques de Kinshasa, symbole des difficultés urbaines auxquelles la capitale serait confrontée.
Les chantiers lancés à travers la République, tels que la construction d’universités dans les provinces, les projets routiers et autres infrastructures, seraient probablement mis en avant comme des preuves de l’action gouvernementale.
Le Chef de l’État ne terminerait pas son adresse sans rappeler l’impératif de l’unité nationale, en s’adressant avec insistance à la jeunesse. Le patriotisme, la cohésion et la question récurrente de l’emploi des jeunes occuperaient une place centrale dans son message.
Dans le même élan, Félix Tshisekedi serait attendu sur le terrain du dialogue national et inclusif, une revendication portée par l’opposition ainsi que par plusieurs organisations de la société civile.
En parlant du dialogue, ce point pourrait constituer l’un des moments les plus sensibles de son intervention, car il toucherait à la fois aux attentes sociales, aux équilibres politiques et à la recherche d’un consensus durable.
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