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| M. Jean-Jacques Purusi, gouverneur du Sud-kivu |
Dans un communiqué publié mercredi dans la soirée, le gouvernement provincial du Sud-Kivu a tiré la sonnette d’alarme après la prise de la ville d’Uvira par les rebelles de l’AFC/M23.
Selon les autorités locales, «cette situation a entraîné une crise humanitaire majeure, marquée par des déplacements de populations estimés à plus de 200 000 personnes, contraintes de fuir la ville d’Uvira dans des conditions extrêmement précaires, sans mécanisme d’assistance humanitaire suffisant, ce qui appelle une réponse urgente et concertée».
Le communiqué accuse la présence de «forces spéciales rwandaises et de certains de leurs mercenaires étrangers, opérant en violation manifeste du cessez-le-feu ainsi que des accords de Washington et de Doha, en méconnaissance totale des engagements souscrits». Cette implication étrangère est dénoncée comme une atteinte grave aux accords internationaux.
À la suite d’une visite du gouverneur de province, le Professeur Jean-Jacques Purusi Sadiki, le 7 décembre dans les centres de santé et hôpitaux d’Uvira, un «bilan particulièrement lourd» a été constaté. «Plus de 413 civils tués par balles, grenades et bombes de Kamanyola, Katogota, Luvungi, Bwegera, Luberizi, Mutarule, Lemera, Sange, Kiliba à Uvira, parmi lesquels de nombreuses femmes, enfants et jeunes», indique le communiqué.
Le gouvernement provincial interpelle la communauté nationale et internationale «sur la gravité des violations des droits de l’homme en cours, alerte sur le risque d’un nouveau carnage à grande échelle et appelle à une mobilisation immédiate afin de protéger les populations civiles et de rétablir durablement la sécurité dans l’Est de la République démocratique du Congo».
La Rédaction
