Le président de la République démocratique du Congo (RDC), Félix Tshisekedi, est arrivé à Lomé ce lundi pour une séance de travail consacrée aux efforts de paix et de stabilisation dans l’est de son pays. Il répond à l’invitation de Faure Essozimna Gnassingbé, président du Conseil de la République togolaise et médiateur désigné par l’Union africaine (UA) dans ce conflit.
Resté jusqu’ici relativement discret dans la gestion de la crise sécuritaire en RDC, Faure Gnassingbé entend désormais «faire bouger les lignes», selon des sources diplomatiques. Sa nomination par l’UA, validée en 2025, marque une nouvelle étape après la médiation de João Lourenço, président angolais.
Le chef de l’État togolais est appelé à travailler en étroite coordination avec les facilitateurs des processus de paix de Luanda et de Nairobi, fusionnés lors du sommet conjoint virtuel de la Communauté de l’Afrique de l’Est (EAC) et de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) du 24 mars 2025.
Lomé prévoit d’accueillir, le 17 janvier 2026, une rencontre internationale consacrée à la cohérence et à la consolidation du processus de paix en RDC et dans la région des Grands Lacs. Cette initiative s’inscrit dans la continuité des efforts diplomatiques menés par plusieurs acteurs, dont les États-Unis et le Qatar, déjà impliqués dans les négociations.
Dans les étapes préliminaires, la France avait organisé le 30 octobre 2025 à Paris une Conférence de soutien à la paix et à la prospérité dans la région des Grands Lacs. Plus de 1,5 milliard d’euros avaient alors été mobilisés en faveur des populations vulnérables, renforçant la dynamique de négociation conduite par Washington, Doha et l’Union africaine. À suivre.
GL.
