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OUGANDA :  les autorités coupent l'Internet à l’approche du scrutin du 15 janvier !

À quelques heures du scrutin général, les autorités ougandaises ont ordonné une coupure quasi totale des communications numériques dans le pays.

La mesure, annoncée par la Commission ougandaise des communications (UCC) dans une note officielle datée du 13 janvier, est entrée en vigueur dès 18 heures et s’applique jusqu’à nouvel ordre.

La directive impose la suspension de l’accès public à Internet, l’arrêt de la vente et de l’enregistrement de nouvelles cartes SIM, ainsi que la coupure des services de données en itinérance vers les pays de la zone One Network Area.

L’UCC exige en outre le blocage de «tout trafic Internet non essentiel», incluant les réseaux sociaux, la navigation web, le streaming vidéo, les courriels personnels et les applications de messagerie. La mesure s’étend à tous les moyens d’accès : réseau mobile, fibre optique, lignes louées, accès sans fil fixe, liaisons micro-ondes et Internet par satellite.

Seuls certains services techniques considérés comme «essentiels» sont autorisés à fonctionner, notamment pour la surveillance et la gestion des réseaux. Leur accès est strictement limité à du personnel habilité, via des adresses IP dédiées, des VPN ou des circuits privés. Tout usage jugé abusif doit entraîner une coupure immédiate.

Cette décision, prise sur recommandation du Comité inter‑agences de sécurité, intervient dans un climat électoral sensible. Elle prive les citoyens d’outils essentiels pour s’informer, communiquer, signaler des incidents et suivre le déroulement du vote.

Concrètement, depuis 18 heures ce 13 janvier, les Ougandais n’ont plus accès à Facebook, WhatsApp, X, YouTube ou aux sites d’information. Les journalistes perdent leurs principaux canaux de diffusion en temps réel, tandis que les observateurs électoraux voient leur capacité de remontée d’informations fortement réduite.

Officiellement, le gouvernement justifie cette coupure par des impératifs de «sécurité nationale» et de prévention des troubles. Mais pour de nombreux acteurs civiques, cette mesure fragilise la transparence du processus électoral et limite le droit du public à l’information, au moment même où la population attend des garanties sur la crédibilité du scrutin.

NE.