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RDC : la Société Civile Forces Vives dénonce la détérioration de la situation sociopolitique et met en garde contre un dialogue de façade

Me Jean Bosco Lalo, Premier Vice-président et Porte-parole de la SCFV/RDC

Le Bureau de Coordination National de la Société Civile Forces Vives de la République Démocratique du Congo (SCFV/RDC), plate-forme regroupant plusieurs organisations citoyennes, a dénoncé avec vigueur la dégradation généralisée de la situation politique, sociale et sécuritaire au pays.

Dans un communiqué rendu public ce 16 janvier à Kinshasa, la SCFV/RDC estime que «les manœuvres en cours à Luanda et à Lomé autour d’un éventuel dialogue, après les multiples tentatives infructueuses de Doha, Washington, Nairobi ou Kampala, ne peuvent dissimuler la gravité de la crise actuelle ni servir de trompe-l’œil».

Si le dialogue est reconnu comme un outil de «pacification et de consolidation démocratique», la SCFV prévient qu’«il ne doit pas se transformer en diversion ou en capitulation déguisée».

Pour elle, «la crise en RDC est trop sérieuse et trop enracinée pour être réduite à des manœuvres superficielles qui durent déjà trop : elle exige des solutions profondes et sincères, et non des compromis de façade calqués sur des intérêts politiques particuliers».

La société civile Force Vives rappelle que «la crise de la RDC ne se limite pas seulement aux violences des groupes armés nationaux et étrangers». Elle est «multidimensionnelle, complexe et structurelle». Le communiqué souligne que «le peuple congolais reste la principale victime de cette situation, tandis que les instigateurs de ces drames vivent dans l’opulence, protégés par leurs gardes, sous le regard complaisant du monde entier».

Dans ce contexte, la SCFV estime que «parler de dialogue sans poser des conditions claires et indispensables revient à bâtir sur du sable». Elle exige «la restauration d’un climat de confiance réel, dont le contenu et l’évaluation doivent être assurés exclusivement par les acteurs de la société civile, avec l’appui d’une facilitation impartiale».

«Aucun dialogue ne doit être accepté s’il n’est pas fondé sur la vérité et orienté vers un changement structurel attendu depuis trop longtemps. Trop c’est trop ! La misère du peuple est indescriptible et ne peut plus être tolérée», conclut le communiqué.

La Rédaction