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RDC - SOUDAN DU SUD : échange de prisonniers militaires en Ituri pour renforcer la coopération frontalière

Un échange de prisonniers militaires entre la République démocratique du Congo (RDC) et le Soudan du Sud a eu lieu samedi 17 janvier, à l’issue d’une réunion sécuritaire conjointe organisée à Kengezi-Base, en chefferie des Kakwa, dans le territoire d’Aru, situé dans la province de l’Ituri. L’information parvenue à NouvelEchoRdc a été confirmée par des sources administratives locales.

Selon le commissaire supérieur principal Richard Mbamb, administrateur policier du territoire d’Aru, la délégation sud-soudanaise a remis aux autorités congolaises un militaire de la Garde républicaine ainsi qu’un policier, tous deux pris en otage lors d’incidents frontaliers. En contrepartie, la RDC a restitué un militaire sud-soudanais arrêté à Agorobha.

«La délégation du Sud Soudan nous a remis le militaire de la Garde républicaine et un policier pris en otage par leurs éléments, et nous aussi nous avons remis leur militaire qui était arrêté en RDC», a déclaré Richard Mbamb.

Le responsable policier a insisté sur la nécessité de multiplier ce type de rencontres afin de prévenir les tensions et renforcer la coopération sécuritaire. «Nous devons nous rencontrer de temps en temps et nous échanger les informations, surtout entre les villages environnants», a-t-il ajouté.

Charles Dhata, commissaire de district de Morobo (Soudan du Sud), a également salué cette initiative, qu’il considère comme un pas important vers une meilleure entente entre les communautés Kakwa des deux pays.

«Cette initiative de rencontre vise à renforcer la collaboration entre les Kakwa de la RDC et ceux du Soudan du Sud», s’est-il félicité, avant de poursuivre : «Nous sommes un peuple, nous n’allons pas résoudre nos problèmes à Juba ou à Kinshasa. Nous acceptons de vivre ensemble et nous oublions les problèmes passés». 

Les éléments des services de sécurité concernés avaient été appréhendés en décembre 2025, lors de patrouilles menées de part et d’autre de la ligne frontalière.

Pour les autorités des deux côtés, cet échange de prisonniers, au-delà de son aspect humanitaire, est un geste destiné à apaiser les tensions et à consolider la coopération bilatérale dans une région longtemps marquée par des incidents transfrontaliers.

La Rédaction