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RELATIONS RDC - OUGANDA : «La Ministre des Affaires Étrangères doit impérativement obtenir de Kampala l’extradition des leaders de la CRP», martèle l'Honorable Paul Babangu

Publiée ce jeudi 22 janvier, la Tribune au vitriol du député national Paul Babangu, réélu d’Irumu, met en lumière les ambiguïtés de la coopération entre Kinshasa et Kampala. L’Ouganda est accusé de servir de sanctuaire aux cadres de la rébellion de Thomas Lubanga, une situation qui, selon lui, compromet la stabilité de l’Ituri.

Pour l'Honorable Paul Babangu, la stabilité de l’Ituri est indissociable de la transparence des relations bilatérales entre la RDC et l'Ouganda. Derrière l’alliance affichée dans l’opération «Shujaa» contre les ADF, Paul Babangu voit une duplicité. L’Ouganda pratiquerait, note sa Tribune, une «hypocrisie diplomatique persistante» qui fragilise la confiance bilatérale.

«Il est inadmissible que l’Ouganda, partenaire officiel, serve de base arrière au mouvement CRP qui endeuille la province», martèle le député national. Il exige l’extradition des leaders de la CRP installés à Kampala. «La Ministre des Affaires Étrangères doit impérativement obtenir de Kampala l’extradition des leaders de la CRP et de tout groupe déstabilisateur», car «la souveraineté de la RDC ne peut faire l'objet de compromis sous couvert de diplomatie», souligne Paul Babangu.

À défaut, il appelle Kinshasa à envisager des «sanctions diplomatiques» et même un «rapatriement forcé» des responsables rebelles. Il s’agirait, à en croire l’Honorable Paul Babangu, d’une posture qui traduirait la volonté de l’État congolais de replacer sa souveraineté au centre des relations régionales.

En convoquant la mémoire des années 1998-2003 dans sa Tribune, Paul Babangu rappelle que l’appui de Kampala aux factions belligérantes avait favorisé les cycles de violence en Ituri. Une référence historique qui, selon cette sortie, doit être comprise comme un avertissement au gouvernement congolais et aux ressortissants de la province de l’Ituri. Sans rupture franche, l’histoire se répéterait chaque fois comme aujourd’hui, fait savoir la Tribune.

Mais l’élu d’Irumu ne se limite pas aux relations extérieures. Il pointe notamment du doigt «la corruption et l’affairisme au sein des FARDC minent l’effort de guerre». Ici, l'Honorable Paul Babangu appelle l’Auditeur Général et l’Inspection Générale des FARDC à «enquêter sans désemparer sur les militaires véreux impliqués dans les violations des droits de l'homme» et de  «sanctionner sévèrement les officiers complices du pillage des ressources naturelles (or, bois, minerais), dont les profits alimentent l'insécurité au détriment de la nation».

Dans cette Tribune, le député national met en avant trois axes - diplomatie transparente, justice implacable et intégrité nationale - et affirme que «la dignité de l'Ituri exige une double rupture : celle de la complaisance étrangère et celle de l'impunité interne», conclut le texte consulté par notre rédaction. 

Germain Aboki