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| Deux pygmées tués par les rebelles ADF |
Deux citoyens pygmées, otages des ADF depuis le 6 février 2026, ont été retrouvés morts le 9 février dans le village de Bwanasura/Otomabere, en territoire d’Irumu. Selon un rescapé, les victimes revenaient de la chasse lorsqu’elles ont croisé des combattants ADF, selon des sources locales.
La population pygmée, minoritaire en Ituri, est régulièrement victime de massacres orchestrés par des groupes armés, notamment à Irumu et à Mambasa. Ces exactions passent souvent inaperçues. Plusieurs fois, des pygmées ont été «faussement» accusés de voler du cacao, une stigmatisation qui accentue leur vulnérabilité.
Au jour d’aujourd’hui, plus d’une centaine de pygmées ont été tués dans les territoires d’Irumu et de Mambasa. Vivant dans la forêt, ils se retrouvent fréquemment sur le chemin des groupes armés, en particulier des rebelles ADF, et deviennent des cibles faciles.
Les autorités compétentes sont plusieurs fois interpellées par des acteurs de la société civile de la région. Les pygmées ont un besoin urgent d’être protégés, non seulement par l’État mais aussi par l’ensemble de la société. Ils sont des humains comme tout le monde, ils ont aussi droit de vivre. Leur marginalisation historique et leur exposition aux violences exigent une réponse sécuritaire et humanitaire immédiate.
Il est impératif que la défense des pygmées, victimes invisibles des violences, devienne une priorité pour les autorités congolaises et pour l’ensemble des acteurs engagés dans la promotion des droits humains.
La Rédaction
