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| Le Révérend José Mukoko |
À Bunia, l’Apôtre Évêque José Mukoko, responsable de l’Église Chrisco locale, se retrouve au cœur d’une polémique embarrassante. Accusé par le média en ligne NouvelEchoRdc de ne pas vouloir délibérément régler une facture de communication commandée en décembre 2025, le pasteur apparaît comme un homme de Dieu qui prêche l’intégrité mais pratique l’esquive et l’insolvabilité.
En décembre, l’Église Chrisco sollicite NouvelEchoRdc pour une communication valorisant la présence du Bishop José Mukoko à Nairobi lors de l’assemblée générale de Chrisco international. L’objectif était de redorer l’image d’un pasteur fragilisé par les divisions internes dans l'opinion, de rassurer des fidèles inquiets et de fixer l'opinion face aux agissements de la hiérarchie de l'Eglise Chrisco de Kinshasa. L'article de communication est fait et publié, mais la facture reste impayée.
Depuis, José Mukoko entretient les manœuvres dilatoires. Il évite les appels, délègue ses collaborateurs pour détourner les sollicitations et refuse de prendre ses responsabilités. Une attitude que NouvelEchoRdc qualifie de mépris pour le travail d’autrui et de négation des valeurs bibliques qu’il prétend incarner.
Cette affaire ne se limite pas à un différend financier. Elle révèle une Église Chrisco locale minée par l’opacité et les pratiques douteuses de ses dirigeants. L’insolvabilité assumée de José Mukoko illustrerait un déficit moral qui fragiliserait l’autorité spirituelle de l’institution église qu'il dirige. Comment convaincre les fidèles de marcher dans la vérité quand le pasteur lui-même choisit le mensonge et la fuite face ses responsabilités ?
La contradiction est flagrante. Celui qui devrait être un modèle de probité se comporte en débiteur insouciant, préférant protéger son image plutôt que d’honorer ses engagements. L’Église Chrisco, avec un tel responsable, apparaît ainsi comme une structure où la parole divine sert de façade à des comportements indignes.
Plutôt que de régler la dette, les proches de José Mukoko, dont un certain Grâce Mbala, qui se présente comme son fils biologique et conseiller du gouverneur militaire de l’Ituri, ainsi que l’administrateur de l’Église, Styve Kabambi, brandissent la menace judiciaire pour tenter de museler NouvelEchoRdc. Une stratégie d’intimidation qui confirme la dérive autoritaire d’un leadership religieux incapable d’assumer ses responsabilités. Loin de restaurer la confiance, cette fuite en avant accentue le soupçon d’un système où la prédication se réduit à un discours creux, déconnecté des actes.
Alors que les pasteurs sont censés incarner la droiture, le cas de José Mukoko devient un symbole de la faillite morale de certaines élites religieuses. Elle démontre un sérieux décalage entre le sermon et la pratique, entre la parole et l’action de la part de ceux conduisent les enfants de Dieu.
Dans son refus constaté de payer une facture légitime, José Mukoko ne compromet pas seulement sa réputation personnelle. Il expose toute l’Église Chrisco à une crise de crédibilité qui risque de saper durablement la confiance des fidèles et de l'opinion publique.
Pour NouvelEchoRdc, l’affaire est désormais une question de principe : «Aucun homme ne devrait confisquer le salaire du travail d’autrui», martèle la Direction de ce média, qui promet de poursuivre ses dénonciations jusqu’au règlement de la dette.

