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KINSHASA : Serge Bondedi alerte sur «une ville devenue prison à ciel ouvert»

M. Serge Bondedi

Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo, est aujourd’hui au bord de l’asphyxie. Dans un texte récemment publié, l’activiste des droits humains, Serge Bondedi Eleyi tire la sonnette d’alarme sur la situation alarmante de la ville et appelle les citoyens à se mobiliser.

Selon lui, «le pouvoir urbain de Kinshasa échoue à offrir un cadre de vie digne à ses citoyens, renforçant une machine répressive sur fond de taxation exacerbée». Cette phrase résume le désarroi quotidien des habitants, confrontés à une administration qui semble plus préoccupée par la collecte de fonds que par l’amélioration des services publics.

Serge Bondedi dénonce également une planification urbaine chaotique. «La ville prépare l’embauche de nouveaux agents pour intervenir dans des lieux publics où les parkings n’existent même pas, signe d’une planification erratique et d’un manque de priorités», a-t-il souligné.

Ici, il met en lumière l’absurdité de certaines décisions municipales, qui amplifient la précarité plutôt que de la réduire. Sa critique n’est pas seulement technique, elle est morale. Il rappelle que la Constitution garantit aux Congolais la protection de leur dignité et de leur intégrité, mais que ces droits sont aujourd’hui bafoués.

L’activiste interpelle directement les habitants à prendre en mains leur destin. «Réveillez-vous !!! Le droit se revendique… Sa jouissance s’arrache…»,  ces mots sont un  appel que lance clairement Serge Bondedi à la conscience citoyenne. À l'en croire, Kinshasa est progressivement vulnérable à l’addiction et à la précarité, et les habitants subissent des contraintes sans aucune possibilité de revendication.

Sans détour, il décrit une capitale où les libertés civiles et la dignité humaine sont devenues des considérations secondaires, et où chaque espace public ressemble à «une prison à ciel ouvert».

De toute observation, le message de Serge Bondedi dépasse la simple critique, il se veut un véritable appel à la mobilisation et à la résistance civile. Pour lui, les kinois doivent reprendre le contrôle de leur ville et  défendre leurs droits fondamentaux face à l’arbitraire. Il est urgent de s’éveiller, de revendiquer, et de construire une capitale qui serve réellement ses habitants, a soutenu Serge Bondedi. 

Blaise-Pascal Bonduku