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| Des miliciens Mobondo (Image d'illustration) |
Alors que les autorités poursuivent les efforts de sensibilisation à la reddition des miliciens, le territoire de Kwamouth continue d’être endeuillé. Entre le 26 et le 27 janvier, un couple a été abattu à la ferme Brazza, située dans la profondeur du territoire, par des hommes armés hostiles au processus de paix.
Selon nos sources, l’homme faisait partie des personnes mandatées pour convaincre les miliciens Mobondo de déposer les armes, dans le cadre du programme mené récemment sur le plateau de Bateke par le ministre délégué à la Défense, chargé des anciens combattants, Eliezer Ntambwe. Il a été tué par des miliciens réfractaires, qui l’ont ensuite mutilé. Sa femme, qui l’accompagnait, a également été exécutée.
Le chef du village Kimomo, Stany Libie, salue l’initiative du gouvernement mais appelle à des mesures plus coercitives contre les miliciens qui refusent de se soumettre.
«Certains miliciens ont rejeté le message de paix, notamment les seigneurs de guerre Cobra et Américain, qui ont boycotté les actions du gouvernement. Pour tous ceux qui sabotent le processus, des actions doivent être menées afin de les neutraliser», a-t-il déclaré.
Malgré ces violences, plusieurs miliciens Mobondo ont accepté de déposer les armes, aussi bien à Kwamouth que dans la commune de Maluku. Le ministre Eliezer Ntambwe, en mission dans la région, affirme que nombre de ces combattants étaient des victimes contraintes de rejoindre les rangs armés pour se protéger.
Cependant, l’insécurité persistante bloque l’exécution de plusieurs programmes gouvernementaux dans cette partie du pays. Les attaques répétées contre les civils et les sabotages du processus de paix témoignent de la fragilité de la situation et de la nécessité d’une réponse plus robuste pour restaurer la sécurité.
GL.
