Sous le signe de l’éveil patriotique, l’Honorable Samy Adubango s’est adressé aux jeunes de Mahagi, qu’il considère comme «un échantillon représentatif» de la jeunesse iturienne.
Le Sénateur et Vice‑ministre honoraire de la Défense a livré un message sans détour en appelant ces jeunes à refuser toute manipulation et à tourner définitivement le dos aux groupes armés, soulignant qu’«un jeune qui sait que l’avenir d’aujourd’hui et de demain lui appartient ne peut se laisser manipuler» en y adhérant.
Dans une province marquée par des décennies de violences, Samy Adubango a interpellé la jeunesse de Mahagi sur «la manipulation ou les manipulations de la jeunesse iturienne», orchestrées par «des politiciens qui ne sont pas de bons modèles».
Pour lui, les années de guerre 1999‑2003 doivent rester dans les mémoires comme une période révolue. Il dénonce des politiciens de mauvaise qualité, qui ont longtemps associé la politique aux armes et entraîné des jeunes dans des aventures meurtrières, «des jeunes qui laissent leurs enfants et leurs femmes pour adhérer aux groupes armés».
«C’est fini cette époque»
«Nous ne pouvons plus jamais accepter qu’un jeune entre dans un groupe armé et accompagne quelqu’un qui a déjà même désespéré pour son avenir, c’est inacceptable», a‑t‑il martelé.
Sur cette ligne, le Sénateur Samy Adubango, Grand notable de l’Ituri, a salué la détermination des jeunes de Mahagi, qui ont refusé d’accompagner leurs frères ayant pris les armes.
«Même si parmi eux, il y en a qui se sont égarés, la jeunesse de Mahagi a tenu mordicus à ne pas accompagner leurs frères qui ont pris la voie des armes», s'est-il réjoui. Dans la même veine, Samy Adubango les a invités à «continuer à accompagner la vision du président (Félix Tshisekedi) en voyant tout ce qu’il est en train de faire pour la jeunesse».
Stade Mamba, symbole de cohésion
Pour illustrer son engagement, Samy Adubango présente la construction du stade Mamba de Mahagi, qu’il note comme sa «modeste contribution» pour la jeunesse iturienne. Pour lui, cette infrastructure doit «renforcer la cohésion des fils et filles du territoire, en particulier des Alur», et servir d’outil d’«unité».
Accompagnement de l'armée
Le vice‑ministre honoraire de la Défense a également salué les progrès sécuritaires observés. Il affirme avoir circulé tard dans la nuit et avoir rencontré des points de contrôle militaires «sans tracasserie».
«Aucune tracasserie et puis la manière dont ils vous abordent montre qu’on a quand même des militaires dignes, qui peuvent accompagner la population», a-t-il indiqué.
Samy Adubango confirme que, «cette manière de se comporter réellement peut apporter la paix et l’unité entre notre armée et la population», avant d'appeler la jeunesse à accompagner les FARDC.
«La jeunesse doit aimer son armée, accepter son armée, et cohabiter avec son armée. Il n’y a qu’une seule armée, il n’y en a pas deux», a insisté Samy Adubango. «D’autres armées peuvent venir, ils peuvent nous accompagner dans un partenariat, mais après tout, ils vont nous laisser avec notre armée», a-t-il précisé.
«L’état de siège en Ituri reste le moindre mal»
Interrogé sur l’état de siège en Ituri, ce Grand notable de la région l’a défendu avec vigueur. «Pendant que vous décriez l’état de siège, vous multipliez les groupes armés, vous tirez sur l’armée, vous tirez sur la population, vous tirez sur la République», s’est‑il insurgé.
Sans cette mesure, «Thomas Lubanga serait déjà à Bunia», a-t-il fait savoir. «Qu’il pleuve ou qu’il neige, on doit maintenir cet état de siège et laisser l’armée faire son travail», a conclu Samy Adubango.
Germain Aboki




