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| Une vue des autorités coutumières des Alur Djuganda |
Réunis en urgence, les chefs coutumiers des Alur Djuganda ont publié un mémorandum portant sur le carré minier de Zani Kodo, en territoire de Mahagi. Ce patrimoine national, au centre de vives convoitises, est défendu avec fermeté dans le document parvenu ce dimanche à notre rédaction.
Dans leur mémorandum, les autorités coutumières, regroupant les chefs de chefferies, de groupements et 42 chefs de villages, s’érigent en barrière face à Corneille Nangaa et à ses alliés, qu’elles accusent de vouloir s’emparer de ce patrimoine par la force.
«Nous, les chefs coutumiers, gardiens des traditions ancestrales et garants des us et coutumes, exprimons par le présent mémorandum nos voix et celles de nos ancêtres concernant le carré minier de Zani Kodo, tant vilipendé par Monsieur Corneille Nangaa qui réclame le prendre par les armes en tuant les citoyens congolais, chose que nous ne pouvons jamais admettre et plus jamais accepter sur la terre de nos ancêtres», ont-ils déclaré.
Ces chefs coutumiers ont rappelé que le carré minier de Zani Kodo est «un bien inaliénable de la République démocratique du Congo, destiné exclusivement à l’intérêt du peuple» congolais. Ils ont mis en garde Corneille Nangaa ainsi que son parrain politique, Paul Kagame, contre toute tentative de spoliation.
«Nous sommes pour la paix et rien que la paix. Il est inestimable et inacceptable qu’aujourd’hui un trésor exclusif que la nature a donné à son peuple devienne un sujet pour certains qui veulent s’en accaparer à cause de leur intérêt égoïste», ont-ils poursuivi.
Dans ce mémorandum, les chefs coutumiers des Alur Djuganda affirment leur «soutien indéfectible au Président de la République dans sa lutte contre la guerre, l’agression et pour la restauration de l’autorité de l’État». Ils dénoncent «les convoitises illégitimes qui mettent en péril la souveraineté économique du pays et les droits des communautés locales».
Cette unanimité des autorités coutumières des Alur Djuganda se dresse comme un rempart contre les ambitions de Corneille Nangaa et de ses alliés, affirmant que le carré minier de Zani Kodo demeure un héritage national qu’elles défendront coûte que coûte.
Germain Aboki
