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| Le pape Léon XIV, successeur de François, a été élu 267e pape le 8 mai 2025. ALESSIA GIULIANI / Imago/PsnewZ/Bestimage |
À l’approche de la venue du pape Léon XIV en avril, des prélèvements sur salaires et des dépenses obligatoires suscitent un vif mécontentement au sein de la population équato-guinéenne.
La Guinée équatoriale s’active pour accueillir le pape Léon XIV du 21 au 23 avril, dans le cadre de sa première grande tournée internationale en Afrique.
À Malabo, travaux urbains, nettoyage et organisation d’événements témoignent de l’ampleur des préparatifs. Mais derrière cette mobilisation, les modalités de financement choisies par les autorités provoquent une vive controverse.
Retenues sur salaire et dépenses imposées
Selon plusieurs témoignages receuillis par l'AFP, des fonctionnaires et militaires ont subi des retenues sur salaire allant de 20.000 à 55.000 francs CFA (environ 30 à 75 euros). Une mesure présentée comme une contribution au financement de la visite papale.
En parallèle, des étudiants de l’Université nationale de Guinée équatoriale se voient imposer l’achat de tenues à l’effigie du souverain pontife, pour un coût d’environ 10.000 francs CFA (15 euros), afin d’assister aux événements officiels.
Une grogne difficile à exprimer
Ces décisions suscitent un mécontentement notable, bien que rarement exprimé publiquement dans ce pays dirigé depuis des décennies par le président Teodoro Obiang Nguema.
Certains dénoncent une mesure injuste, en particulier dans un contexte où une partie importante de la population vit dans la précarité, malgré les ressources pétrolières du pays.
Une visite très attendue
Malgré la polémique, la visite du pape Léon XIV reste un événement majeur pour ce pays majoritairement chrétien. Le souverain pontife doit rencontrer des acteurs culturels, des responsables religieux et visiter plusieurs villes, dont Mongomo et Bata.
Son déplacement inclura également des moments symboliques, notamment auprès de détenus et sur un site commémoratif, dans un pays où les attentes spirituelles et sociales restent fortes.
(Avec Africa radio)
