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| Mme Monique Biakushila Diulu, présidente nationale du ROFED |
À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, NouvelEchoRdc porte un regard sur le parcours inspirant de Monique Biakushila Diulu, présidente nationale du Réseau des Organisations Féminines pour le Développement Durable (ROFED).
Entrepreneure, leader communautaire et activiste des droits humains, elle consacre sa vie à l’autonomisation des femmes et à la promotion du développement durable en République démocratique du Congo.
Vision née dès le plus jeune âge
Depuis son plus jeune âge, Monique Biakushila Diulu nourrit une motivation profonde, celle de travailler pour le bien de la communauté. Elle rêvait déjà de devenir une femme leader et entrepreneure capable de réaliser de grandes choses et de diriger une structure qui lui ressemble.
Finalement, ses études universitaires en management ont renforcé cette ambition et lui ont inspiré la création du Réseau des Organisations Féminines pour le Développement Durable (ROFED).
Fondée en 2007, cette organisation a pour mission de contribuer efficacement au développement de la nation tout en stimulant les femmes et les jeunes filles à s’impliquer dans la transformation sociale. À travers cette plateforme, Mme Monique promeut le développement durable basé sur ses trois piliers fondamentaux : le social, l’économie et l’environnement.
Un leadership qui dépasse les frontières nationales
Aujourd’hui, le ROFED regroupe une cinquantaine d’organisations féminines, dont treize particulièrement actives, présentes notamment à Kinshasa, au Kongo Central, au Sud-Kivu, au Kasaï Central, au Kasaï Oriental et au Kwilu.
Son leadership a également dépassé les frontières nationales. Lors de la sixième édition du Forum social de l’Afrique australe organisée en Zambie, elle a été plébiscitée en 2012 présidente de la société civile de la SADC, coordonnant ainsi les organisations de quatorze pays membres.
Parmi les moments marquants de son engagement figure aussi la passation pacifique du flambeau de la société civile entre la Zambie et la République démocratique du Congo.
Un engagement constant pour l’autonomisation des femmes
Sur le plan national, Monique Biakushila Diulu s’est illustrée par de nombreuses actions de sensibilisation, notamment autour du changement de mentalité, véritable cheval de bataille de son organisation. Elle a également participé à l’observation des élections de 2011 et organisé plusieurs formations axées sur l’éducation, l’entrepreneuriat et la transformation sociale.
Grâce à ces initiatives, plusieurs femmes ont été formées dans des activités génératrices de revenus, notamment la fabrication de savons, la transformation de jus de fruits, la production de poissons salés ou encore la peinture africaine. Ces actions contribuent à renforcer l’autonomie économique des femmes et à promouvoir un développement durable inclusif.
Malgré un parcours jalonné de défis, jalousies, crises de leadership et même une tentative d’empoisonnement, elle n’a jamais renoncé à sa vision. Le manque de moyens financiers n’a pas non plus freiné sa détermination, puisqu’elle continue souvent de soutenir ses actions grâce à ses propres ressources.
Fidèle à sa vision...
Inspirée notamment par la pasteure Berthe Nzeba Kalombo, première femme consacrée pasteure et modèle de polyvalence, Mme Monique affirme néanmoins être avant tout son propre modèle, fidèle à la vision qui l’anime depuis toujours.
Tout en poursuivant ses initiatives en faveur de l’entrepreneuriat féminin, elle ambitionne également de se lancer dans le secteur immobilier, notamment dans l’acquisition, la construction et la valorisation de biens immobiliers.
Aux femmes qui aspirent à suivre son parcours, elle adresse un message d’encouragement, celui de croire en la vision que chacune porte en elle, développer ses talents et avancer avec détermination malgré les obstacles. Car, selon elle, chaque femme possède le potentiel de transformer sa vie et celle de sa communauté.
Blaise-Pascal Bonduku


