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JOURNÉE DU TRAVAIL - RDC : l’UNTC porte la voix des travailleurs et réclame un salaire juste pour tous

 

À l’occasion de la Journée internationale du travail, célébrée vendredi 1er mai au chapiteau du Palais du Peuple, les agents et cadres de l’administration publique ainsi que les acteurs du monde professionnel ont pris part à une cérémonie présidée par le ministre de l’Emploi et Travail, Ferdinand Massamba wa Massamba, et le vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, Jacquemain Shabani, représentant la Première ministre Judith Suminwa.

Dans ce cadre, l’Union Nationale des Travailleurs du Congo (UNTC) s’est particulièrement illustrée par son plaidoyer en faveur de meilleures conditions salariales pour les travailleurs congolais.

Cette célébration a notamment été marquée par le dépôt du cahier des charges du banc syndical auprès des autorités gouvernementales. Les représentants des travailleurs ont dressé un état des lieux de la situation sociale dans l’administration publique et le secteur privé. Au centre des préoccupations figure la question salariale ainsi que le non-respect du Salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG) par certaines entreprises privées.

Interrogé par notre rédaction en marge de l’activité, le président national de l’UNTC, Augustin Tumba Nzuji, a rappelé que le SMIG fixé à 21.500 francs congolais depuis janvier 2026 demeure d’application obligatoire. Il a salué les contrôles menés sous la supervision de l’Inspection générale du travail tout en exhortant les autorités à garantir le respect strict du décret portant revalorisation du SMIG.

Le responsable syndical a également dénoncé les pratiques de certains employeurs consistant à fermer des entreprises avant de recruter de nouveaux travailleurs à travers des sociétés de sous-traitance. Selon l’UNTC, ces mécanismes permettent à certains opérateurs d’échapper au paiement du SMIG et contribuent à la précarisation de nombreux travailleurs.

Par ailleurs, l’UNTC continue d’attendre l’application effective de la politique salariale lancée le 24 avril 2025 par le président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo. Le syndicat plaide pour la réduction des inégalités salariales dans le secteur public, la régularisation des nouvelles unités ainsi que la prise en charge des agents non payés.

À travers sa participation à cette célébration du 1er mai, l’UNTC a réaffirmé son engagement en faveur d’un salaire juste et de meilleures conditions de travail pour tous.

Blaise-Pascal Bonduku