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| Le professeur André Mbata, Secrétariat permanent de l'Union sacrée |
Une nouvelle polémique secoue la majorité présidentielle. Quelques heures après la publication d’un communiqué signé par Christophe Mboso N’Kodia Pwanga convoquant une réunion d’urgence des membres de l’Union Sacrée de la Nation (USN), le Secrétaire permanent de la coalition, le professeur André Mbata Mangu, a publiquement rejeté cette initiative.
Dans sa réaction ce lundi 22 juin, André Mbata affirme ne pas reconnaître la «Coordination de l’Union Sacrée de la Nation» au nom de laquelle le deuxième vice-président de l’Assemblée nationale a lancé cette convocation. Selon lui, cette structure n’existe dans aucun des textes régissant la coalition politique soutenant le président Félix Tshisekedi.
Le Secrétaire permanent de l'USN qualifie même cette coordination de «structure fantôme», rappelant qu’elle ne figure parmi aucun des organes statutaires prévus par la charte adoptée lors du deuxième Congrès extraordinaire de l’Union Sacrée.
«La Coordination de l’Union Sacrée de la Nation n’existe pas dans l’architecture institutionnelle de la coalition», soutient André Mbata, qui insiste sur le respect strict des dispositions statutaires.
Dans sa mise au point, il rappelle que seul le président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, en sa qualité de Haute Autorité Politique de l’Union Sacrée, dispose du pouvoir de convoquer les réunions du Présidium et de la Conférence des présidents. Cette prérogative s’exerce, précise-t-il, par l’entremise du Secrétaire permanent de la coalition.
Au-delà de tout, le scène met en lumière les divergences de plus en plus visibles au sein de la majorité présidentielle. Elle intervient dans un contexte marqué par de vifs débats autour de la question du changement ou de la révision de la Constitution, un sujet qui suscite des positions parfois divergentes au sein même des composantes de l’Union Sacrée, d'après une certaine source.
La convocation annoncée par Christophe Mboso devait réunir les membres de la plateforme ce mardi au Fleuve Congo Hôtel à Kinshasa. Après le désaveu formel du Secrétaire permanent, l’incertitude demeure quant à la tenue effective de cette rencontre et à sa légitimité politique.
Cette nouvelle controverse pourrait raviver les tensions internes au sein de la coalition présidentielle, à quelques mois d’échéances politiques importantes et alors que les discussions sur la réforme constitutionnelle occupent une place croissante dans le débat public. Qui vivra, verra.
NE.
