SOUFFLE D'ESPOIR APRÈS DES ANNÉES DE VIOLENCES EN ITURI : deux semaines d’accalmie observées et au moins 50 000 ex-combattants rejoignent la RAD

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SOUFFLE D'ESPOIR APRÈS DES ANNÉES DE VIOLENCES EN ITURI : deux semaines d’accalmie observées et au moins 50 000 ex-combattants rejoignent la RAD

La province de l’Ituri semble enfin entrouvrir la porte d’une paix durable. Après plusieurs années marquées par les massacres et les déplacements massifs, un signe fort vient redonner confiance. Au moins 50 000 ex-combattants ont officiellement choisi de rejoindre la Réserve Armée de la Défense (RAD). Ce ralliement massif intervient alors que la région connaît deux semaines d’accalmie inédites, sous l’impulsion d’un nouveau gouverneur militaire affichant une volonté claire de restaurer la paix.

Ce basculement n’est pas le fruit du hasard. Il résulte d’un travail patient de sensibilisation mené par les forces vives locales, les autorités provinciales et la RAD. En optant pour cette structure, des milliers de jeunes tournent le dos aux groupes armés et se rallient à la patrie, à la souveraineté nationale et au soutien des institutions de l’état de siège.

«Nous disons merci à Dieu pour ce résultat que nous commençons à voir sur terrain. Merci aussi au Chef de l’État et au gouverneur de la province pour la matérialisation de la vision du Chef de l’État et aussi merci à la 32ᵉ Région militaire», a déclaré le coordonnateur RAD/Ituri, le colonel Emmanuel Libandi. 

Cette dynamique est accompagnée par deux semaines sans massacres, sans déplacements massifs et sans crépitements d’armes. Pour les analystes et acteurs locaux, cette trêve est déjà la preuve que la pacification porte ses premiers fruits. Mais l’élan reste fragile. Le défi majeur est désormais de transformer cette mobilisation en paix durable, en encadrant rapidement ces nouveaux réservistes.

La RAD appelle à l’implication directe du gouvernorat militaire et du commandement de la 32ᵉ Région militaire pour déployer sans délai les moyens logistiques, administratifs et juridiques nécessaires à l’identification, l’enregistrement et la formation civique de ces 50 000 hommes, dans le strict respect des lois de la République.

Il sied de souligner que c’est un moment de vigilance et de responsabilité collective. Si elle est bien accompagnée, cette lueur d’espoir pourrait enfin éteindre le cycle infernal de la guerre en Ituri et ouvrir une nouvelle ère de stabilité. L'Ituri attend la paix durable. 

Jeremiah UPAR