L’interpellation de l’opérateur économique Bassa Ndrodza, patron de la société «Pamoja na Yesu», par les autorités militaires à Bunia vendredi dernier, suivie de son transfert expéditif vers Kinshasa ce dimanche, continue de susciter de vives réactions et de nombreuses interrogations dans l'opinion publique.
Reconnu pour son engagement dans plusieurs initiatives socio-économiques en Ituri, Bassa Ndrodza a été interpellé dans le cadre d’une procédure militaire. Aucune communication officielle n’a précisé les charges retenues contre lui, laissant place à de nombreuses spéculations.
Transfert du dossier
L’acheminement de l'opérateur économique vers Kinshasa intervient dans le contexte de l’état de siège instauré en Ituri et au Nord-Kivu, qui confère aux juridictions militaires une compétence élargie pour juger des infractions graves et des affaires liées à la sûreté nationale. Le Code Judiciaire Militaire permet en effet de transférer un prévenu vers la Haute Cour Militaire (à Kinshasa) lorsque le dossier présente une complexité exceptionnelle ou implique des enjeux d’envergure nationale.
Mais que reproche-t-on réellement à Bassa Ndrodza pour que les autorités militaires locales se voient incompétentes à traiter le dossier ? C’est la question centrale qui reste sans réponse officielle, jusque-là en tout cas.
Soupçons ambiants
Cette interpellation intervient alors que des révélations persistantes font état de possibles connivences entre certains opérateurs économiques et des groupes armés locaux, notamment dans le financement ou la facilitation logistique. D'après une certaine indiscrétion, l'arrestation de Bassa Ndrodza serait inscrite dans cette dynamique. Jusqu’à présent, toutes les démarches de NouvelEchoRDC auprès des autorités concernées pour obtenir des éclaircissements sont restées lettre morte. À suivre...
