De toute observation, l’Ituri traverse une période troublée où la manipulation s’impose comme une pratique courante dans l’espace public. Calomnies, faux bruits et montages mensongers ciblent les figures locales, qu’elles soient politiques, économiques ou communautaires.
Ce phénomène, qui n’avait jamais caractérisé la société iturienne, s’est installé avec l’arrivée d’une certaine catégorie de jeunes venus d’autres provinces, souvent en quête de survie derrière la visibilité. La récente mise en cause du comité provincial de la FEC-Ituri en est une illustration.
Accusée sans preuve de financer une rébellion, l’institution a été attaquée dans une vidéo diffusée par un individu accueilli en Ituri, connu pour ses agitations et pratiques peu honorables. La FEC-Ituri, partenaire de l’État, a rejeté ces accusations et dénoncé une tentative de ternir son image, tout en se réservant le droit de saisir la justice.
Avant cette dérive, l’Ituri se distinguait par le respect des aînés et des autorités. L’acceptation de l’autre faisait partie des fondements du vivre-ensemble. Aujourd’hui, ces repères sont fragilisés par une culture de la dénonciation gratuite, souvent alimentée par ces jeunes non originaires, qui utilisent les réseaux sociaux comme tribune sans filtre ni responsabilité.
Hélas, cette manipulation qui contamine la communauté Iturienne s’infiltre dans les milieux politiques, associatifs et communautaires, affaiblissant ainsi la cohésion sociale. Elle devient un outil de survie pour certains, au détriment de la vérité et du respect de la dignité de l’autre.
L’Ituri n’avait jamais connu une telle intensité de manipulation dans son espace public. Face à ce fléau importé, il faudrait que les Ituriens puissent renouer avec leurs valeurs fondamentales.
NE.
