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RDC : La jeunesse doit renverser la table et arrêter de subir ! [Tribune]

Pendant que les mêmes leaders politiques recyclent les mêmes discours depuis trente ans, le Congo s’enlise. Les résultats parlent : pauvreté endémique, corruption normalisée, institutions fragilisées. Pourtant, une partie de la population continue de suivre ces figures usées comme si le pays n’avait pas d’alternative.

Il faut le dire clairement, cette fidélité automatique n’est plus de la loyauté, c’est une complicité involontaire dans l’échec national.

Le Congo ne manque pas de leaders, il manque de résultats

Beaucoup ont montré leurs limites. Certains ont même prouvé leur incapacité. Mais ils continuent à dominer l’espace politique parce qu’une jeunesse majoritaire mais désorganisée accepte encore de les suivre par réflexe, par fatigue ou par peur. C’est là que réside le vrai scandale.

La jeunesse congolaise, nombreuse, bruyante… mais trop silencieuse politiquement

On l’utilise pour remplir les stades, brandir des drapeaux, applaudir à la télévision. Mais dès qu’il s’agit de décisions, on l’invite à se taire. Cette mise à l’écart est voulue, entretenue et parfaitement assumée par un système qui a tout à perdre si la jeunesse devient libre.

 Il est temps d’arrêter d’obéir. Et commencer à déranger ! 

La jeunesse doit devenir ingouvernable par la manipulation. Incorruptible par les miettes. Imperméable aux discours creux. Le Congo n’avancera que le jour où des millions de jeunes diront : «NON : nous ne suivrons plus ceux qui nous ont déjà prouvé qu’ils ne savent pas conduire le pays».

Briser les réflexes qui détruisent

Non au tribalisme politique. Non au fanatisme des leaders. Non à la peur d’exprimer une pensée libre. Non aux promesses jamais honorées. Un pays ne se libère pas par les applaudissements, mais par la lucidité.

Le pouvoir de s’organiser, pas de rêver !

Si la jeunesse se structure sérieusement en mouvements citoyens, en plateformes critiques, en forces de proposition elle peut imposer des idées, exiger des comptes et renverser les codes du jeu politique.

Pas besoin d’armes.

Pas besoin de violence.

Juste le courage d’être nombreux, conscients et indociles.

La rupture ou rien 

Le Congo ne sera pas sauvé par un nouveau messie. Il sera sauvé par une jeunesse qui refuse la répétition du passé, qui ose penser autrement, qui ne se laisse plus intimider, et qui décide enfin de prendre la place qui lui revient.

La vérité est simple :

Le Congo ne manque pas de capacité. Il manque de courage collectif. Et ce courage, seule la jeunesse peut l’incarner.

Blaise-Pascal Bonduku 

Patriote résistant, Journaliste et Spécialiste en Communication des organisations