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| La sénatrice Noëlla Bachebandey |
La sénatrice Noëlla Bachebandey n’a pas mâché ses mots dans une intervention au Sénat. L'élue de l'Ituri a interpellé le Vice-Premier Ministre, Ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation sur le retard persistant dans l’application du décret n°18/2018 relatif au statut des villes et communes.
Selon elle, l’inaction du Gouvernement prive les chefs-lieux des territoires de Mambasa, d'Irumu et de Djugu d’une reconnaissance administrative pourtant indispensable. Remontant les bretelles au VPM de l’Intérieur en plénière, l’élue a dénoncé l’absence de volonté politique pour appliquer un texte déjà en vigueur.
Noëlla Bachebandey a rappelé que ces agglomérations remplissent les critères démographiques et urbanistiques exigés pour être officiellement reconnues comme communes mais restent ignorées par le gouvernement central. À entendre la sénatrice, ce retard traduit un manque de sérieux dans la gestion de la décentralisation.
Sans ambiguïté, Noëlla Bachebandey a insisté sur les effets négatifs de cette situation. Elle a évoqué un encadrement administratif insuffisant, une gestion inefficace des ressources locales et un frein au développement harmonieux des territoires concernés. Celle qui se bat pour mieux représenter son fief à la Chambre haute du Parlement a souligné que les habitants de Mambasa, Irumu et Djugu sont les premiers à subir les conséquences de cette carence.
Du haut de l'hémicycle, la sénatrice a exigé une intervention rapide du ministre de l’Intérieur Jacquemin Shabani. Elle considère que l’octroi du statut communal renforcerait la gouvernance locale et améliorerait les conditions de vie des populations. Son ton ferme visait à rappeler au Gouvernement ses responsabilités et à mettre fin à ce qu’on pourrait qualifier de négligence prolongée.
En ramenant ce débat au Sénat, Noëlla Bachebandey a une fois de plus, démontré sa détermination à mettre l’exécutif central face à ses obligations légales et à l’urgence de répondre aux attentes des populations de l’Ituri qu’elle représente.
Germain Aboki
