À la suite des opérations militaires contre les rebelles ADF en Ituri, où certains des interpellés portent souvent des noms associés à la communauté nande, Mufalme Ezekiel, récemment élu président de la communauté Yira, a pris soin de clarifier la position officielle des Nande vivant dans la province.
Face aux interrogations liées à l’arrestation d’individus portant des noms comme Kambale ou Kasereka à Mambasa ou à Irumu, Mufalme Ezekiel a reconnu l’existence possible de «brebis égarées», tout en soulignant que ces «cas isolés» ne sauraient impliquer l’ensemble des Yira.
«Les objectifs de la communauté Nande en Ituri, c’est la survie. Ici, nous cherchons comment vivre. Nous réaffirmons que la communauté Yira n’a aucun groupe armé et n’entretient aucune relation avec un quelconque mouvement armé», a-t-il affirmé, alors pinces sans rire.
Le nouveau président Yira a rappelé face à la presse que les Nande vivant en Ituri sont principalement actifs dans le commerce, le transport, l’enseignement, l’agriculture et l’élevage. «Nous sommes dans le business, le taxi, l’enseignement, l’agriculture et l’élevage, mais pas dans l’armée», a-t-il précisé.
«Ceux qui veulent nous associer aux groupes armés comme les Mai-Mai ou l’ADF doivent d’abord identifier clairement les personnes concernées. Qu’on vérifie si ces Kasereka sont de vrais membres de la communauté ou des identités fictives», a poursuivi Mufalme Ezekiel.
Comme qui dirait, il n’existe pas de communauté de criminels. Ainsi, son intervention visait à clarifier l'opinion et à défendre l’honneur des Yira face aux accusations récurrentes de liens avec des groupes armés.
NE.
