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ENTE : Byaruhanga Mughera conteste les propos de Me Ngadjole sur «une prétendue accalmie» et exige sa démission pour «incompétence flagrante»

L’acteur sociopolitique Byaruhanga Mughera a vivement réagi aux récentes déclarations de Me Jean Claude Ngadjole, président de l’association culturelle ENTE, qui a évoqué une «accalmie» en Ituri et qui aurait laissé entendre que les déplacés des guerres pourraient regagner leurs villages.

Dans un message transmis à notre rédaction ce samedi, M. Mughera s’est dit «perplexe» et a exigé la démission immédiate de Me Ngadjole pour «incompétence flagrante».

Selon Byaruhanga Mughera, membre de la communauté Hema, la situation reste dramatique. Il rappelle que les Hema sont «en proie à des massacres odieux perpétrés depuis 2017», citant notamment l’attaque du 23 janvier 2026 à Bulé, dans le territoire de Djugu, chefferie de Bahema Badjeré. Il souligne que 90 % des déplacés en province de l’Ituri sont issus de cette communauté, entassés dans des sites précaires, et qu’ils continuent de subir «des menaces de toute sorte» sans protection effective.

Byaruhanga Mughera reproche à Jean Claude Ngadjole de n’avoir jamais dénoncé les exactions imputées à l’armée depuis l’entrée des forces loyalistes le 16 janvier 2026, qui auraient «privé la population d’accès à l’eau et aux champs», selon lui. «Chaque jour, des hommes meurent sous les tirs d’armes», affirme-t-il, regrettant que le président de ENTE n’ait ni saisi le gouvernement provincial ni exigé d’enquête pour faire la lumière sur ces événements.

L’acteur sociopolitique cite une longue liste de sites où des milliers de Hema vivent dans des conditions précaires : Jina, Nyapala, Lopa, Wiji, Luvangire, Katsu, Pimbu, Iga, Pakadja, Limani, Humbge, Bulé, Plaine Savo, Largu, Rhoo, Fataki, Djaiba, Lodha, ainsi qu’à Bunia dans les sites de Kigonzi, ISP et Tseré. «Qu’attend-on pour les aider à rentrer chez eux ?», s’interroge-t-il, dénonçant l’absence de stratégie du directoire de ENTE.

Sans détour, Byaruhanga Mughera estime que ceux qui dirigent l’association culturelle ENTE «semblent avoir oublié la mémoire des victimes Hema» et appelle à la dissolution de son directoire. Pour lui, il est urgent que cette structure soit remplacée par une organisation capable de défendre efficacement les intérêts des Hema auprès des autorités compétentes, afin que justice soit rendue aux victimes et que la protection des populations Hema soit assurée.

La Rédaction