Les autorités militaires ougandaises (UPDF) s’apprêtent à restituer ce mercredi les armes des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), saisies lors d’un incident survenu le 2 décembre 2025 à Djugu-Centre.
La cérémonie, prévue dans les prochaines heures, se déroulera au Bureau administratif du territoire de Djugu. La délégation de la MONUSCO et de la Police nationale congolaise (PNC) est déjà sur place, en présence du chef de secteur des Walendu Djatsi, M. Justin Gudza, ainsi que de l’administrateur du territoire de Djugu.
Le porte-parole des FARDC en Ituri, le lieutenant Jules Ngongo, avait confirmé le 3 décembre qu’«il y a eu un petit incident entre les deux forces», impliquant des éléments congolais et ougandais. La situation était rapidement revenue à la normale, mais l’armée congolaise avait rappelé l’importance de la discipline et de la coordination au sein des forces conjointes pour préserver la stabilité régionale.
Le 7 janvier 2026, dans le territoire de Mahagi, les deux armées ont réaffirmé leur volonté de travailler ensemble pour la sécurité et le bien-être des populations civiles. Les FARDC et l’UPDF ont convenu de renforcer la coordination opérationnelle, a martelé Jules Ngongo, soulignant une dynamique de coopération militaire qui progresse.
Cette rencontre, conduite par le général Bruno Mandefu pour la partie congolaise et le général Félix M. pour la partie ougandaise, a débouché sur une décision claire, visant à améliorer la coordination opérationnelle et communicationnelle entre les deux armées en Ituri.
Ce mercredi, la restitution de deux ou trois petites armes saisies à Djugu-Centre témoignerait de la volonté des FARDC et de l’UPDF de dépasser un incident limité, issu d’éléments incontrôlés au sein des troupes, et de consolider leur partenariat face aux menaces persistantes. Nous y reviendrons dans les prochaines heures.
La Rédaction
