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| Photo d'illustration |
La famille de deux éducateurs scolaires de l’école primaire D’HUMA, déplacée à Bule, a adressé une correspondance au Chef de la Sous-division éducationnelle de Djugu I pour dénoncer l’interpellation de leurs proches à Bunia.
Selon cette lettre, Kiza Toba Innocent, enseignant à l’école primaire D’HUMA (fonctionnant en déplacement à Bule), a été blessé par une balle perdue le samedi 3 janvier 2026 au site de déplacés de Savo Bule. Pris en charge par la MONUSCO, il a été transféré le même jour à l’hôpital de Fataki, puis retransféré le lendemain à Bunia pour recevoir des soins appropriés à l’hôpital Salama.
La famille indique que l’enseignant et son frère Ngadjole Butchu André, directeur de la même école, ont été interpellés au péage de Mudzi-Bala. Si l’on parle de «raisons d’enquête», la correspondance laisse entendre qu’il s’agirait d’une arrestation dont la légitimité reste à prouver.
Dans son courrier daté du lundi 5 janvier, elle lance un cri d’alarme et sollicite l’intervention du Chef de la Sous-division éducationnelle de Djugu I, ainsi que des autres autorités compétentes et de la société civile de l’Ituri, afin d’obtenir la libération de ces deux éducateurs.
Dans un contexte marqué par l’insécurité et les déplacements, ces acteurs essentiels de l’éducation ne devraient pas subir une interpellation gratuite, qui s’apparente à une injustice.
La Rédaction
