La Coordination de la Nouvelle société civile congolaise (NSCC) a tiré la sonnette d’alarme sur des pratiques jugées inhumaines dans certaines maisons carcérales du territoire de Mambasa. Selon elle, de nombreux détenus seraient privés de leur droit fondamental à être informés des motifs réels de leur arrestation.
Dans une lettre adressée aux chefs des parquets civil et militaire, la NSCC dénonce la violation répétée de ce droit par certains magistrats et officiers de police judiciaire.
«Le droit n’a jamais été respecté par certains magistrats et officiers de la police judiciaire. Ce qui est grave est que même lorsque l’intéressé veut savoir les griefs qu’on lui reproche, cela peut constituer une raison de blâme», affirme la NSCC.
Pour la Nouvelle Société Civile du Congo, cette pratique constitue une atteinte grave aux droits humains et à la dignité des personnes arrêtées. Elle estime que le droit à la connaissance du motif de l’arrestation est essentiel, car il permet à l’individu de comprendre que son comportement est punissable par la loi, de s’abstenir de récidiver et d’éviter des revendications stériles ou des critiques contre la justice.
La société civile appelle ainsi les autorités judiciaires à mettre fin à ces dérives et à garantir le respect strict des droits des détenus, conformément aux principes de l’État de droit et aux engagements internationaux de la République démocratique du Congo en matière de droits humains.
La Rédaction
