![]() |
| Adolphe Muzito, VPM du Budget |
Le Conseil des ministres, réuni pour sa 74ᵉ session ce vendredi, a placé la mobilisation des recettes publiques au centre des priorités de l’action gouvernementale.
À l’issue de cette réunion, le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, a annoncé que le budget de l’État pour l’exercice 2026 s’élève à 59 021 milliards de francs congolais, en équilibre entre recettes et dépenses.
Sous la coordination du vice-Premier ministre en charge du Budget, l’exécutif entend porter progressivement la pression fiscale à 12,5 % du PIB dès 2026, contre des niveaux historiquement plus faibles. Cette hausse devrait générer environ 13,4 milliards de dollars américains de recettes courantes.
À plus long terme, le gouvernement ambitionne d’atteindre une pression fiscale moyenne de 17 % à l’horizon 2030, soit le niveau observé en Afrique subsaharienne, pour des recettes estimées à près de 26 milliards de dollars américains.
Promulguée le 29 décembre 2025 par le Président Félix Tshisekedi après adoption par le Parlement, la loi de finances 2026 traduit une volonté d’accroître la capacité d’action de l’État. Le budget enregistre une augmentation de 16 % par rapport au budget rectificatif 2025, fixé à 50 692 milliards FC.
Le budget 2026 intègre les grandes orientations du programme d’action gouvernemental, parmi lesquelles, l'on note la sécurisation du territoire national, la stabilisation macroéconomique, la transformation structurelle de l’économie et la poursuite des politiques sociales, notamment la couverture santé universelle et la gratuité de l’enseignement primaire
Du reste, l'accent a été mis sur le respect strict des procédures d’exécution budgétaire, condition jugée essentielle pour garantir l’efficacité des dépenses publiques et renforcer la confiance dans la gestion des finances nationales.
La Rédaction

