La pression démographique, le dualisme entre le droit coutumier et le droit positif congolais, sont parmi les facteurs de conflits fonciers et de pouvoir coutumier identifiés à travers la Tribune d’expression populaire(TEP) organisée en chefferie des Zaki, dans le territoire d’Aru, province de Ituri(Nord-est de la République démocratique du Congo), a constaté lundi l’ACP.
«Les débats ont permis d’identifier plusieurs causes profondes des tensions dont la pression démographique, le dualisme entre le droit coutumier et le droit positif congolais, la corruption dans la gestion des litiges fonciers ainsi que la rareté de la terre», a indiqué Jean-Claude Amuta Kilima, chargé de suivi et évaluation de l’ONG «Mwangaza Peace», en territoire d’Aru.
A lui de renchérir : «Notre échange avec la population et les autorités a tourné autour des conflits fonciers, de pouvoir coutumier ainsi que les tracasseries et l’insécurité grandissante qui insécurisent la chefferie des Zaki et mettent en mal la cohésion sociale».
Sur le plan sécuritaire, M. Amuta a affirmé que les participants ont dénoncé les arrestations arbitraires, la multiplication des barrières, les amendes transactionnelles non discutables et la faiblesse de la communication entre les services de sécurité et la population rendant difficile la collaboration civilo-militaire.
«L’assemblée a proposé la médiation combinée entre autorités coutumières, judiciaires et administratives, la vulgarisation de la nouvelle loi foncière, l’organisation de patrouilles mixtes FARDC-Police ainsi que le renforcement du dialogue intra-communautaire», a-t-il fait savoir.
Organisée par l’ONG Mwangaza Peace, en partenariat avec International Alert, avec l’appui financier de l’Union européenne (UE), cette activité s’est inscrite dans le cadre du projet «Nashiriki Kwa Masikilizano 2», une initiative visant le renforcement de la cohésion sociale en province de l’Ituri et au Nord-Kivu, renseigne-t-on.
ACP
