![]() |
| M. Jean-Marie Nyolo, Conseiller du président Félix Tshisekedi |
L’ancien Ministre provincial et actuel Conseiller du Chef de l’État, Jean-Marie Nyolo, remet sur la table la question brûlante des crimes commis en Ituri.
Dans une publication ce vendredi, il illustre son post par un «avis de recherche» visant Maki Ghessi Justin, alias «Petit Loup de la Montagne», l’un des chefs de la milice CODECO.
En janvier 2021, les Forces armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) avaient déjà lancé un avis de recherche officiel contre ce chef milicien, pour participation à un mouvement insurrectionnel, crimes de guerre, crimes contre l’humanité par viol, pillage et autres crimes de génocide dans la province de l’Ituri.
Jean-Marie Nyolo estime que la Cour pénale internationale (CPI) doit intensifier son action dans la région. Il rappelle que le bureau du Procureur de la CPI avait accepté d'ouvrir un dossier sur les crimes commis en Ituri et au Kivu, notamment après la chute de Goma aux mains de l’armée rwandaise et de ses supplétifs.
Accent particulièrement mis sur l'Ituri, Monsieur le Conseiller pointe du doigt «l’obsession de s’enrichir et d’exclure certains peuples de la jouissance de la manne [ressources naturelles] dont l’or, le bois et le cacao», qui ont poussé certains acteurs locaux «à basculer dans les crimes». Pour lui, ces crimes ne concernent pas uniquement les milices. «Certains dignitaires et officiels se sont également vautrés dans cette boue», insiste-t-il.
L'ancien ministre provincial en Ituri et actuellement Conseiller à la présidence de la République se montre catégorique. «Nous ne transigerons pas du tout. Il n’y a pas d’amnistie pour les crimes de guerre !», souligne Jean-Marie Nyolo.
Sans aller par quatre chemins, il laisse entendre que la liste des personnes visées doit être élargie, incluant non seulement des chefs de milices, mais aussi des criminels récidivistes, certains officiers de l’armée régulière, ainsi que des hommes d’affaires et des responsables politiques.
Avec un accent particulier sur sa province d’origine, l’Ituri, il conclut avec fermeté que «Des têtes doivent répondre!»
Germain Aboki

