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EST DE LA RDC : les États-Unis frappent Kigali de nouvelles sanctions

Le président américain Donald Trump 

Le département du Trésor américain a choisi de frapper fort. L’Office of Foreign Assets Control (OFAC) a placé sur sa liste noire quatre hauts responsables rwandais ainsi que l’ensemble des Forces de défense rwandaises (RDF). Une décision qui représente un signal politique et économique destiné à isoler Kigali sur la scène internationale.

Stanislas Gashugi, Ruki Karusisi, Mubarakh Muganga, connu sous le nom de «MK Mubarkh», et Vincent Nyakarundi sont désormais sanctionnés. Washington les accuse de jouer un rôle actif dans l’instabilité chronique dans l’est de la République démocratique du Congo.

Une fenêtre de transition

Dans le même communiqué, l’OFAC a publié une General License 1 permettant un démantèlement progressif des transactions liées aux RDF, avec l'objectif d'éviter un chaos immédiat tout en organisant la sortie ordonnée des engagements financiers et commerciaux.

Le contexte explosif

Ces mesures s’inscrivent dans un climat de guerre larvée au Nord-Kivu et au Sud-Kivu. Les États-Unis reprochent au Rwanda de soutenir le mouvement rebelle AFC/M23, malgré les appels répétés de la communauté internationale au retrait des troupes rwandaises.

Le secrétaire au Trésor, Scott Bessent, a martelé la position américaine en exigeant «le retrait immédiat des troupes, des armes et des équipements des Forces de défense rwandaises».

Des accusations lourdes

Washington accuse les RDF d’avoir fourni un soutien opérationnel direct au M23. Drones, systèmes de brouillage GPS, matériels antiaériens, autant d’équipements avancés qui auraient été introduits sur le champ de bataille. Des milliers de soldats rwandais seraient déployés dans l’est de la RDC, participant aux combats et facilitant le contrôle territorial du M23.

Les RDF sont également accusées d’avoir mené des attaques contre les FARDC, la mission régionale de la SADC (SAMIDRC) et des positions de la MONUSCO en janvier 2025. En échange de ce soutien, Kigali aurait obtenu l’accès à des zones minières stratégiques, renforçant le financement de la rébellion.

Une pression économique

Derrière ces sanctions, Washington voudrait asphyxier les circuits financiers et logistiques du M23. Elles visent à couper les ressources de Kigali et à accentuer son isolement diplomatique, dans l’espoir de contraindre le Rwanda à revoir sa stratégie régionale.

Germain Aboki