![]() |
| Le président congolais Félix Tshisekedi |
Le président de la République, Félix Tshisekedi, a réaffirmé sa volonté de voir appliquer des sanctions contre les abus constatés sur les réseaux sociaux. Au Conseil des ministres tenu le vendredi dernier, le Chef de l’État a évoqué la possibilité de mesures restrictives qu’il assure vouloir respectueuses des libertés fondamentales en République démocratique du Congo.
Cette orientation s’inscrit dans la continuité du Code du numérique adopté en 2023, qui prévoit déjà des sanctions en cas de désinformation, de diffamation ou de harcèlement en ligne. Mais son application reste jugée limitée par plusieurs observateurs, faute de vulgarisation et de mécanismes clairs de mise en œuvre.
Le président a instruit plusieurs membres du gouvernement, dont le ministre de la Justice, d’agir chacun dans son secteur. Les priorités affichées sont l’encadrement de l’usage des plateformes numériques, la lutte contre les contenus jugés nuisibles et la proposition de mécanismes de régulation adaptés. Un rapport détaillé des actions menées devra être présenté au Chef de l’État afin d’assurer un suivi régulier.
La démarche intervient dans un contexte où les réseaux sociaux jouent un rôle central dans la circulation de l’information mais aussi dans la propagation de rumeurs et de discours dangereux. Les autorités congolaises cherchent à trouver un équilibre entre régulation et respect des libertés publiques, une équation délicate dans un pays où les plateformes numériques sont devenues un espace majeur d’expression citoyenne.
La question reste entière. Comment concilier la nécessité de réguler l’espace numérique et l’impératif de préserver les droits fondamentaux des Congolais, alors même que le Code du numérique existe déjà mais peine à s’imposer comme un outil efficace de régulation.
NE.
