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| Tête renversée : le Bishop José Mukoko, destitué, et le pasteur Timothée Kisananu, instrumentalisé par lui, après l'Assemblée générale extraordinaire de Kinshasa |
La destitution du Bishop José Mukoko par la hiérarchie nationale de l’Église Chrisco devrait marquer la fin de la crise de gouvernance qui secouait l'Ituri et le Haut-Uélé. Entre dérives morales, insoumission chronique et manipulations médiatiques, le Bishop déchu tente une ultime manœuvre de résistance qui se heurte au silence de ses propres fidèles.
La sanction est tombée de façon radicale au sortir de l’Assemblée générale extraordinaire organisée la semaine dernière à Kinshasa. La direction nationale de l’Église Chrisco a officiellement écarté José Mukoko de ses fonctions de Représentant légal.
Si l'intéressé tente aujourd'hui de travestir la réalité en évoquant une prétendue contestation de sa base, les faits dressent un constat bien plus sévère. En réalité, aucun fidèle des provinces de l'Ituri ou du Haut-Uélé n'a élevé la voix pour s'opposer à cette décision de la hiérarchie nationale.
Bien au contraire, cette éviction est accueillie comme une libération par une communauté lassée de voir son image ternie par les frasques d'un serviteur de Dieu devenu une figure de scandale.
Le nom de José Mukoko n'évoque plus depuis longtemps la prouesse spirituelle ou les œuvres de charité. Dans l'opinion, il est désormais associé à des dossiers sombres et honteux, allant de rumeurs d'homosexualité à une insolvabilité chronique. Cette dégradation de l'image pastorale avait plongé les fidèles dans une profonde confusion, les privant de tout guide spirituel authentique et poussant même certains à quitter les rangs de l'Église.
Timothée Kisananu, avocat du diable?
Conscient de son isolement, le Bishop déchu s'est investi dans une stratégie de manipulation médiatique dont l'inefficacité souligne la fragilité de sa position. Pour tenter de faire croire à un rejet de sa destitution, il utilise des collaborateurs à la morale jugée corruptible dans la foulée.
Le cas du pasteur Timothée Kisananu est à cet égard révélateur. Nommé porte-parole (de circonstance), ce dernier a été envoyé au front ce vendredi 13 mars pour affirmer que la base de Chrisco contestait la décision de Kinshasa. Pour les fidèles avertis, il ne s'agit là que d'un message dicté par José Mukoko lui-même, une reproduction fidèle des velléités de son mentor.
Mauvais esprits
Le vrai problème de José Mukoko réside dans son rejet viscéral de toute tutelle nationale. En prétendant que Kinshasa n'a pas l'autorité nécessaire pour le destituer, il opte pour une fuite en avant qui ignore les fondamentaux de l'organisation ecclésiastique.
Comment peut-on prétendre se soumettre à la hiérarchie internationale tout en sabotant les autorités nationales qui tirent justement leur légitimité de cette même instance internationale ? Cette contradiction révèle les mauvais esprits d'orgueil, de cupidité et d'insoumission qui semblent avoir envahi le désormais ancien évêque.
José Mukoko a voulu transformer sa fonction en un outil de pouvoir personnel après avoir pris goût au pouvoir et à l'argent de l'Église. Son boycott délibéré de l'assemblée générale de Kinshasa, alors qu'il se trouvait dans la capitale, a, en outre, confirmé son refus définitif de l'unité chrétienne au sein de l'Eglise Chrisco/RDC.
L'assemblée générale ayant réuni tous les autres responsables de l'Église, soucieuse de ne pas laisser ce fruit estimé pourri contaminer le reste du corps ecclésial, a donc pris ses responsabilités, guidée par la sagesse du Saint-Esprit.
Si José Mukoko persiste dans sa rébellion au sein de la communauté Chrisco, les instances nationales préviennent que l'ordre sera maintenu, y compris par la voie judiciaire si nécessaire. Pour les fidèles du Haut-Uélé et de l'Ituri, l'heure est à la vigilance contre les mauvais disciples qu'utilise José Mukoko et à la reconstruction d'une Église Chrisco débarrassée de ses ferments de division.
NE.
