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| Photo d'illustration |
L’horreur s’est concentrée sur deux localités principales entre le 9 et le 15 mars. À Muchacha, un site minier important, 35 civils ont perdu la vie. Selon des sources dans la région, les rebelles occupent toujours la zone, détournant les ressources locales pour financer leur insurrection par l'exploitation illégale de l'or. À Babesua, 15 autres victimes ont été recensées, portant le bilan provisoire à une cinquantaine de morts.
Outre le lourd bilan humain, l’attaque a laissé derrière elle un paysage de désolation. Habitations incendiées, commerces pillés et villages fantômes... La progression des rebelles le long de la Route Nationale 4 a provoqué un exode massif. Des milliers de déplacés fuient vers Mambasa-Centre et Niania, abandonnant champs et mines.
Ces populations errent sans assistance, plongées dans une précarité extrême, alerte la société civile. Sur place, l’économie locale, essentiellement basée sur l'agriculture et l'artisanat minier, est totalement paralysée, à en croire les informations parvenues à NouvelEchoRdc.
Pour sa part, la société civile locale interpelle le gouvernement congolais. Elle exige que l’Ituri bénéficie du même niveau d'engagement militaire que le Nord et le Sud-Kivu. Malgré que l'armée tente de contenir les multiples foyers de tension dans l'est du pays, cet énième massacre fait montre de la difficulté persistante à sécuriser les zones forestières isolées où les rebelles ADF continuent de prospérer malgré l'état de siège en vigueur en province de l'Ituri.
La Rédaction
