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| Membres de la coordination de 26 provinces de la SCFV-RDC |
Le Bureau de Coordination nationale de la Société Civile Forces Vives de la RDC (SCFV-RDC) a rendu public un communiqué dénonçant la décision du gouvernement congolais de mettre en place un dispositif d’accueil temporaire pour des ressortissants de pays tiers refoulés des États-Unis.
La SCFV-RDC affirme avoir appris «avec beaucoup d’émoi» cette décision et s’associe aux Congolais qui ont déjà exprimé leur désaccord. Le communiqué qualifie la mesure d’«impopulaire» et met en garde contre ses conséquences.
La société civile rappelle que la RDC a déjà connu des expériences négatives liées à l’accueil de populations étrangères. Elle cite «l’arrivée des Tutsis rwandais avant 1960, des Hutus rwandais en 1994, des milliers de réfugiés sud-soudanais installés depuis plusieurs années à Biringi, en province de l’Ituri, ainsi que des groupes armés tels que les ADF/NALU, la LRA ou encore les Mbororo», autant d’événements qui ont laissé «des traces profondes dans l’histoire du pays».
Le communiqué souligne que la RDC peine depuis des décennies à gérer les déplacements internes de ses propres citoyens. «Comment un gouvernement incapable de maîtriser le nombre exact de ses citoyens pourrait-il consentir à un tel projet?», s’interroge la SCFV-RDC.
Elle exprime ses «profondes inquiétudes» face à une annonce jugée opaque. Ni le nombre de migrants concernés, ni leurs nationalités, ni la durée de leur séjour ne sont connus, fait savoir le communiqué parvenu à notre Rédaction.
Dans un contexte de crise sécuritaire, économique, sociale et humanitaire, l’arrivée de migrants aux «profils incertains» risque, selon la Société Civile Forces Vives de la RDC, d’aggraver les tensions et de compromettre la stabilité nationale.
Au finish, la SCFV-RDC déclare «s’opposer fermement à cette mesure» et appelle la population congolaise à «faire bloc pour empêcher le Gouvernement d’exécuter ce projet jugé néfaste pour l’avenir du pays».
La Rédaction
