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RDC : Fayulu promet de barrer la route à un 3ième mandat de Tshisekedi, qu’il accuse de vouloir «instrumentaliser» la guerre dans l’Est pour reporter les élections de 2028

L'opposant Martin Fayulu lors de sa conférence de presse à Faden House - Kinshasa 

En conférence de presse ce vendredi, l'opposant Martin Fayulu a lancé une charge frontale contre le président Félix Tshisekedi. Le leader de l’ECiDé estime que le pouvoir cherche à instrumentaliser la guerre dans l’Est pour justifier un éventuel report des élections générales prévues en 2028.

«On peut même se demander si la guerre que nous vivons à l’Est n’est pas entretenue pour empêcher l’organisation des élections», a déclaré Fayulu, dénonçant une stratégie visant à fragiliser le processus démocratique.

L’opposant a également critiqué ce qu’il considère comme l’absence d’application des résolutions internationales sur la crise sécuritaire. Il met en garde contre toute tentative de remise en cause de la cohésion nationale. «J’en appelle à la sagesse et au sens des responsabilités de Monsieur Félix Tshisekedi. Il serait extrêmement grave que le fils d’Étienne Tshisekedi entre dans l’histoire comme celui qui aura fragilisé la cohésion nationale et consacré la balkanisation de la RDC», a-t-il ajouté.

Le spectre d’un troisième mandat 

Martin Fayulu, qui se présente comme le «commandant du peuple», a promis de «barrer la route à un troisième mandat de Félix Tshisekedi comme nous l’avions fait avec Joseph Kabila». Selon lui, «le peuple ne cesse de me répéter : Commandant du peuple, en 2028, alinga alinga te, ako kende (qu'il veule ou pas, il partira)».

Ces déclarations interviennent quelques jours après la conférence de presse du président Tshisekedi, qui avait évoqué les conséquences de la guerre sur l’organisation des élections futures.

Une loi controversée

Le président de la plateforme Lamuka accuse le régime de préparer un «coup d’État constitutionnel» à travers une proposition de loi du député Paul-Gaspard Ngondankoy sur l’organisation d’un référendum. Fayulu rejette en bloc cette initiative, qu’il qualifie de «trahison».

«Toute tentative visant la révision ou le changement de la Constitution est une trahison», a martelé l’opposant, rappelant la responsabilité des élus nationaux dans la préservation du processus démocratique.

Un appel au dialogue

Pour Martin Fayulu, la seule issue reste un «dialogue national inclusif». «Le Congo est plus grand que nos ambitions personnelles. Le Congo doit rester un, indivisible et souverain», a-t-il insisté, en appelant à une mobilisation citoyenne pour défendre la Constitution et empêcher toute dérive autoritaire.

La Rédaction