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| M. Patrick Muyaya, Porte-parole du gouvernement |
Les autorités nationales annoncent des réponses aux préoccupations exprimées par les professionnels engagés dans la riposte contre Ebola en province de l’Ituri. Le gouvernement, via le son porte-parole, assure suivre de près la situation et annonce une autre mission du ministre de la Santé sur le terrain afin d’évaluer les conditions de travail des équipes mobilisées.
Le porte-parole du gouvernement et ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya, a affirmé mardi 7 juillet 2026 que l’État congolais reste pleinement engagé dans la lutte contre la maladie à virus Ebola. Il a indiqué que les revendications des prestataires de la riposte en Ituri ont été entendues et feront désormais l’objet d’une prise en charge par les autorités.
«Nous avions entendu, la semaine dernière, les cris de certaines personnes affectées dans la riposte. Le gouverneur militaire les a réunies avec l’Incident Manager. Je crois que les préoccupations ont été prises en charge et, dans les heures qui viennent, le ministre de la Santé se rendra sur place pour s’assurer justement du bon déroulement de toutes les activités de la riposte», a déclaré Patrick Muyaya lors d’un briefing conjoint avec la ministre de l’Environnement et Développement durable.
Cette annonce intervient après la transmission, le dimanche 5 juillet, d’un mémorandum des agents engagés dans la riposte au gouverneur militaire de l’Ituri, le général-major Gaby Kasongo. Le document, adressé également aux partenaires et à la coordination de la riposte, dénonçait plusieurs difficultés rencontrées par les équipes locales.
Parmi les principales préoccupations soulevées figure l’absence de paiement des primes depuis le début de leur engagement. Les prestataires affirment n’avoir reçu aucune rémunération liée à leur participation à la riposte et dénoncent un barème qu’ils jugent insuffisant au regard des risques encourus face au virus.
Les équipes locales, dans leur mémorandum parvenu à NouvelEchoRdc, évoquent également des difficultés logistiques, des tensions dans la collaboration avec certains intervenants venus de Kinshasa ainsi qu’un sentiment de mise à l’écart dans le recrutement et l’organisation des activités de terrain.
Dans leurs revendications, les prestataires demandent notamment le règlement des arriérés, la revalorisation de la prime journalière à 76 dollars américains sans prélèvement de l’IPR, une meilleure considération des équipes et autorités locales, la priorité au recrutement des compétences ituriennes ainsi qu’un renforcement des moyens logistiques.
Au-delà des conditions de travail des équipes de riposte, le gouvernement insiste sur l’importance de la prévention et du recours rapide aux structures de santé en cas de symptômes. Patrick Muyaya a rappelé que la prise en charge est gratuite en Ituri afin d’encourager les populations à se rendre rapidement dans les centres de santé.
«Même s’il n’y a pas encore de traitement ou de vaccin disponibles, des essais thérapeutiques sont en cours. Si les personnes sont bien informées et se rendent rapidement à l’hôpital dès les premiers symptômes, elles peuvent être prises en charge», a-t-il expliqué.
Le porte-parole du gouvernement a également appelé les médias et la population à privilégier les sources officielles pour suivre l’évolution de la situation épidémiologique. Selon lui, 253 personnes ont déjà été déclarées guéries et la recherche des cas contacts a atteint 81 %, avec un objectif fixé à 95 %.
Patrick Muyaya a laissé entendre la détermination des autorités congolaises à poursuivre leurs efforts afin d’améliorer la coordination de la riposte et de renforcer la prise en charge des personnes touchées par l’épidémie.
La Rédaction
