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| M. Kirikou |
Un nouveau rebondissement dans l’affaire opposant l’Université de Bunia (UNIBU), dans la province de l’Ituri, à l’opérateur économique connu sous le nom de Kirikou. Ce samedi matin, les étudiants ont affiché un message de mise en garde devant le campus universitaire, relançant les tensions autour d’un litige foncier.
Monsieur Kirikou, les magistrats, les avocats, nous (étudiants) vous mettons en garde en vous rappelant l'article 10 de la loi foncière, peut-on lire sur le tableau brandi par les étudiants, déterminés à défendre leur espace académique.
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| Mise en garde des étudiants de l'UNIBU |
Selon plusieurs témoins sur place, cette action symbolique s’inscrit dans une série de protestations contre ce qu’ils qualifient de tentative d’appropriation illégale d’une portion du domaine universitaire. Les étudiants pointent du doigt une manœuvre d’expropriation qu’ils jugent contraire au droit foncier congolais.
L’article 10 de la loi foncière cité dans leur message stipule que :
Les terres du domaine public de l’État sont inaliénables et imprescriptibles, ce qui, selon eux, rend toute tentative d’acquisition privée automatiquement illégale.
Ce n’est pas la première fois que Kirikou, figure influente du milieu économique local, est au centre de controverses liées à l’aménagement urbain ou aux acquisitions foncières dans la région. Toutefois, aucune déclaration officielle n’a encore été faite par les autorités locales ou judiciaires sur ce dossier relancé.
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| Une vue de l'UNIBU |
Pour les étudiants, il ne s’agit pas seulement d’un affront juridique, mais d’un enjeu essentiel, celui de défendre un espace de savoir face aux pressions du pouvoir économique et ceux qui le manipulent.
Cette mobilisation intervient alors que plusieurs écoles et universités publiques du pays font face à des défis de sécurisation foncière, dans un contexte où les terres urbaines suscitent de plus en plus de convoitises.
NouvelEchoRDC


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