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ASSASSINAT DE JACOB BHAYO : «Avec larmes aux yeux, Jacob Bhayo est l’un des jeunes de la province de l’Ituri qui etait très engagé à mes côtés pour combattre nos frères ituriens égarés qui aujourd’hui sont devenus, ennemis de la paix de la province et de la République», a déclaré l'honorable Samy Adubango

La province de l’Ituri s’est réveillée en deuil ce mardi 12 novembre 2025, après l’assassinat de Jacob Bhayo, président du Conseil territorial de la jeunesse d’Aru, tué en Ouganda voisin. Le drame s’est produit à Kampala, dans des circonstances qui suscitent de nombreuses interrogations. Dans son message, l'honorable Samy Adubango interpelle le président national de la jeunesse et celui de l’Ituri pour obtenir la vérité sur ce crime à Kampala. 

Les circonstances exactes de son assassinat restent floues, mais plusieurs éléments laissent penser à un acte ciblé. En juillet 2025, Jacob Bhayo avait rejeté publiquement la demande de Jérémie Karimaza, membre de la CRP de Thomas Lubanga, qui appelait les jeunes d'Aru à rejoindre la rébellion.

Son opposition farouche à la rébellion et sa sensibilisation de la jeunesse d’Aru contre la CRP lui auraient valu des menaces directes, apprend-on. Le fait que l’assassinat ait eu lieu à Kampala, ville où résident plusieurs membres de cette rébellion, soulève des doutes sur le mobile du crime. Jacob Bhayo s’était toujours opposé à ce groupe rebelle au nom de la paix en Ituri.

Pour sa part, l'honorable Samy Adubango, ancien vice-ministre de la Défense, a exprimé sa profonde tristesse face à cette perte. Il appelle la jeunesse de l’Ituri à faire preuve d’une «extrême prudence».

Cependant, il interpelle le président national de la jeunesse de la RDC ainsi que le président du Conseil provincial de la jeunesse de l’Ituri, les exhortant à prendre leurs responsabilités en main, à poursuivre cette affaire jusqu’à son terme, afin que la vraie et réelle cause de l’assassinat de leur collègue d’Aru, dans une ville qui abrite ceux qui combattent la République, soit connue.

Samy Adubango rassure cette structure puissante de la république (Conseil National de la jeunesse) d’avoir l’espoir dans leur démarche car la République pourra certainement s’impliquer dans la recherche de la vérité par la voie diplomatique sur l’assassinat de leur confrère à Kampala.

«Je souhaite qu’il y ait des éclaircissements sur la mort de notre frère Bhayo», a-t-il déclaré, refusant le risque de voir se multiplier ce type d’actes contre ceux qui défendent la paix et l’unité nationale dans nos pays voisins.

Germain Aboki