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| Photo d'illustration : une vue des membres du bureau du Sénat congolais |
C’est une journée de vérité pour le bureau de la chambre haute du Parlement congolais. Ce mercredi 18 mars 2026, le Sénat se réunit en séance plénière pour statuer sur le sort de son deuxième vice-président, Modeste Bahati Lukwebo, visé par une procédure de déchéance.
L’offensive a été lancée le 16 mars par les sénateurs Dany Kabongo et Clément Muboyayi. En l’espace de 48 heures, leur pétition a recueilli un soutien massif, 83 signatures, un nombre qui dépasse largement le seuil requis et place l’autorité morale de l’AFDC-A dans une position de grande vulnérabilité.
Les griefs portés contre Bahati Lukwebo sont sans équivoque. Les signataires lui reprochent une «incompétence» dans l’exercice de ses fonctions de deuxième vice-président, doublée d’un manque de respect flagrant vis-à-vis de la vision du chef de l’État.
Les initiateurs de la pétition visant Bahati Lukwebo ont officiellement dissocié leur démarche du débat sur la révision constitutionnelle. Cette mise au point intervient après que le deuxième vice-président du Sénat a publiquement affirmé que les difficultés de la RDC relevaient d'un «problème d'hommes» plutôt que «de textes».
Cette position, perçue comme un désaveu de la ligne de l’Union sacrée, qui prône une réforme de la Loi fondamentale pour mieux répondre aux aspirations nationales, semble-t-il, suggère un différend d’ordre fonctionnel et disciplinaire au sein de la majorité présidentielle.
La séance plénière, convoquée ce jour aux alentours de 13 heures, sera exclusivement consacrée à ce dossier. Conformément aux procédures, une Commission spéciale doit être constituée immédiatement avec pour mission d’instruire l’affaire et d’évaluer la pertinence des griefs. Les conclusions de cette Commission détermineront si les accusations justifient une destitution définitive.
L'avenir politique de Bahati Lukwebo à son poste est désormais en jeu. Le verdict de la Commission, suivi du vote de la plénière, sera donc décisif. Il pourrait non seulement modifier la composition du bureau du Sénat, mais aussi redéfinir les équilibres de forces au sein de la coalition au pouvoir. À suivre !
La Rédaction