Les FARDC et les casques bleus de la MONUSCO ont déjoué cette semaine plusieurs tentatives d’attaque du groupe armé Convention pour la révolution populaire (CRP), dans une dizaine de localités et deux sites de déplacés du territoire de Djugu (Ituri).
Au moins dix localités, dont Dudu, Pili-Pili, Kaa, Bule, Mbidjo et Tsatsaku, ainsi que deux sites de déplacés : Djaiba et la plaine de Savo, ont été ciblés cette semaine par des attaques attribuées à la milice CRP de Thomas Lubanga dans le territoire de Djugu.
Vendredi, les FARDC ont ouvert le feu pour dissuader un groupe de miliciens signalé à proximité de Bule. La veille, elles avaient également délogé une position de la même milice vers Mbidjo.
Un autre groupe de rebelles avançait le même jour en direction du site de déplacés de Djaiba, près de Fataki. Alertés, les casques bleus de la MONUSCO, en patrouille dans la zone, sont intervenus rapidement en tirant des coups de feu de sommation pour repousser les assaillants, avant de sécuriser les environs et éviter de nouveaux incidents.
Escorte des civils
La MONUSCO a également assuré l’escorte de deux civils ainsi que d’un groupe de commerçants de la plaine de Savo vers Fataki. Ces personnes étaient menacées par des éléments de la CRP, qui les accusaient de collaborer avec les FARDC.
Par ailleurs, mardi, à l’occasion de la clôture du mois de la femme, les casques bleus et les militaires des FARDC ont sécurisé un match de football opposant deux équipes féminines Hema et Lendu à Masumbuko. L’événement a rassemblé environ trois cents personnes, qui ont salué cette initiative.
Trois véhicules dans une embuscade
Le même jour, des miliciens de la CODECO ont tendu une embuscade à trois véhicules à Djadju, dépouillant tous les passagers.
Face à ces menaces persistantes, de nombreux habitants limitent leurs déplacements et l’accès aux champs reste difficile, notamment pour les personnes déplacées. Dans ce contexte, les FARDC et la MONUSCO maintiennent un état d’alerte permanent et renforcent les patrouilles pour assurer la protection des civils dans la zone.
Selon des sources sécuritaires, les menaces persistantes des groupes armés, notamment le CRP et la CODECO, réduisent les mouvements des populations et limitent l’accès aux champs pour de nombreux habitants.
(Avec Radio Okapi)
